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Les lois du management

En fait, il n’existe pas de lois comme telles, en management, comme il en existe en science pure. Pourtant, on peut lui appliquer un certain nombre de lois, qui ont fait les manchettes à leur époque, et qui sont encore d’application valable dans le monde de l’entreprise.

La “loi de Murphy” (emmerdement au maximum) veut que tout ce qui peut aller mal ira mal. On a l’impression, très souvent, que le management est une répétition d’erreurs de jugement, faute d’avoir pris le temps de situer les causes des problèmes au “profit” d’une économie aussi apparente qu’immédiate d’effort sur la juste compréhension de l’état d’être réel de l’entreprise.

La “loi de Douglas” (retard sur la tâche au maximum) veut que les réalisations soient moins importantes que les prévisions, et donc que les retards d’exécution du travail pourront être expliqués (justifiés) par les circonstances incontrôlables du marché ou de l’économie, comme des voies et moyens d’accomplissement de la tâche. Après tout, nul ne peut prévoir l’imprévisible, même si chacun prétendra prédire le temps et le coût de ses engagements sur l’activité de l’entreprise.

La “loi de Parkinson” (temps étiré au maximum) est particulière aux instances publiques, où la fonction de l’exécutant l’emporte largement sur l’utilité du service de l’organisation. On aurait tort, cependant, d’imaginer que l’entreprise privée soit, elle, a l’abri de tout “fonctionnarisme”. La pratique du “sandbagging”, qui suppose une provision budgétaire déraisonnable par rapport aux exigences de la tâche, y est généralisée. D’ailleurs, l’importance du requérant est généralement estimée être à la hauteur de ses requêtes annuelles de fonds, bien plus que des économies de ses actions.

La “loi de Pareto” (l’éparpillement au maximum) veut que ce qui gagnerait à être réévalué, pour fin d’économie sur l’activité et les affaires, soit au contraire distribué le plus largement possible dans le corps d’exécution de la tâche en entreprise. Ainsi, 20 % répondront de tout ou presque, là où 80 % ne répondront de rien ou presque.

La “loi d’Illich” (l’acharnement au maximum) veut que l’on bosse plus fort qu’on ne réfléchisse réellement. Ce qui crée l’illusion que s’ébrouer, c’est s’activer. Or, le résultat, en toute activité et et toute affaires d’entreprise, pour être valable, doit découler d’une économie des voies et moyens depuis un investissement accru dans la maîtrise des savoirs susceptibles de le justifier à terme.

La loi qui devrait prévaloir, en mangement de l’entreprise, est encore à reconnaître et appliquer. Elle existe. C’est celle de l’intelligification des voies et moyens de l’activité et des affaires, par l’humanisation des rapports entre les personnes attelées à la tâche. Ce qui commandera plus qu’une simple direction remodelée, mais une transformation profonde des modes, méthodes et pratiques du management dans l’entreprise.